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CARTE D’IDENTITE

- 8 516 000 millions d’habitants
- 1 098 581 Km² (2 fois la France)
- Capitale : Sucre mais La Paz est le siège du gouvernement
- 60% de la population est indienne
- Langue officielle : espagnol, quechua, aymara et guarani
- Monnaie : boliviano
- Régime politique : démocratie présidentielle
- Chef d’Etat : Carlos Mesa


GENERALITES

La Bolivie est le pays le plus baroque de l’Amérique latine, à travers son art richissime, sa musique, ses tableaux, ses églises et ses sculptures.

Avec l’un des meilleurs rapports qualité prix des Amériques, la Bolivie reste un pays très bon marché. L’économie reste « dollarisée » et les prix varient en fonction du degré de développement des villes ou de leur éloignement des centres de production des aliments.

La Bolivie reste aujourd’hui le pays le plus pauvre de l’Amérique du sud et dans quelques régions, comme sur l’Altiplano, les conditions de vie y sont extrêmement difficiles. Certaines activités humaines, comme l’exploitation des mines d’argent de Potosi, sont par ailleurs extrêmement dangereuses, et coûtent la vie à de nombreux mineurs chaque année.

Rappelez vous que certaines excursions (Salar de Uyuni, chemins des Incas, Rurrenabaque, parcs Amboro et Kempff, le Pantanal et le Béni) requièrent de passer par une agence spécialisée. Prévoir de 100$ (Salar et sud lipez, Rurrenabaque) à 400$ par personne pour les voyages d’une semaine en pension complète en Amazonie (Pantanal, Béni).

Garder 25$ pour les taxes d’aéroport internationales.
Prévoir 10$ pour un taxi de l’aéroport (Viru-Viru ou El Alto) vers le centre-ville.

Lorsque vous irez visiter un centre minier à Potosi ou ailleurs, vous remarquerez que les mineurs aiment faire une pause cigarette. Là, la cigarette sera votre alliée. Si vous leur offrez un paquet de vos blondes, vous serez à coup sûr reçu à bras ouvert.

 


HISTOIRE

 

La Bolivie a été nommée ainsi d’après son libérateur : Simon Bolivar. Né en 1783 au Venezuela, issu d’une des familles créoles les plus riches de la région. En 1817, il réussit avec l’appui des anglais et des élites locales, à libérer tour à tour le Venezuela, la Colombie, Panama et l’Equateur. C’est avec son Général et ami Sucre qu’il écrase l’armée espagnole en 1822 et entre dans Quito. La Bolivie est ensuite libérée et Sucre en devient son président en 1826 (il donna son nom à la capitale du pays et à la monnaie de l’Equateur).

Potosi (8ème merveille du monde) : en 1545 après la découverte par les espagnols de la montagne d’argent, ils commercèrent son exploitation. Culminant à 4700 m, la montagne rouge ainsi qu’on l’appelait devient le plus grand gisement d’argent de l’histoire de l’humanité. Les paysans sont alors convertis de force en mineurs. L’argent des mines fit la grandeur de l’Espagne.


GEOGRAPHIE

« La Bolivie est la synthèse de l’univers » ainsi l’affirmait l’anthropologue Alcide d’Orbigny. En effet, la Bolivie abrite dans son Altiplano, ses vallées et son Amazonie, les merveilles de ce qu’Amerigo Vespucci considérait comme le paradis terrestre. C’est dans cette diversité que réside le charme de ce pays.

La Bolivie est divisée en cinq régions :

L’altiplano

Ce haut plateau (au dessus de 3000 m), qu’on pourrait considérer comme le Tibet de l’Amérique Latine, est entouré par deux chaînes montagneuses. A l’est de l’Altiplano, la cordillère Royale : 500 Km de long, 30 Km de large, 300 pics à plus de 5000 m d’altitude ! Les plus beaux : l’Illampu, le Huayna Potosi et l’Illimani. A l’ouest, la cordillère occidentale et ses sommets volcaniques tels que Sajama (plus de 6500 m), les Payachatas ou le Licancabur.

C’est également sur l’Altiplano, où les sommets et les horizons surréalistes semblent joindre le ciel, qu’on trouve les grands lacs boliviens : le lac Titicaca, les lacs Poopo et Uru-Uru au sud d’Oruro, ou les déserts de sel d’Uyuni et de Coipasa, du sud Lipez avec les lagunas Verde et Colorada.

Le lac Titicaca est situé à 3 812 m d’altitude entre le Pérou et la Bolivie. C’est le lac navigable le plus haut du monde, avec plus de 175 Km de long et une superficie de 8 300 Km². La lumière est exceptionnelle à cette altitude.

Les Yungas

C’est au nord-est de La Paz, ville enfermée entre les géants enneigés, que ce trouve cette région où les Andes se marient à l’Amazonie. C’est cette région d’une végétation abondante qui approvisionne la ville de tous les produits exotiques dont vous rêvez, et que vous pourrez déguster à bon marché.

Les Vallées

Entre 1500 et 2500 m, les vallées se caractérisent par un climat doux et une végétation verdoyante. Ses terres fertiles font de cette région le grenier de la Bolivie. Favorisée par de bonnes conditions climatiques, cette partie du pays permet une culture non seulement du blé ou du maïs mais aussi du raisin avec lequel on produit le vin.

Le Chaco

Voici une région qui a marqué douloureusement l’histoire de la Bolivie (guerre du Chaco, année 1930…). Riche en pétrole, cette zone sèche et plate s’étend sur le coin sud-est de l’Oriente. Du fait de sa faible densité en population, on y trouve un étonnant échantillon de variétés rare de la faune et de la flore.

El Oriente

Cette région occupe 67% de la superficie de la Bolivie. Zone de plaines torrides, d’une végétation luxuriante, elle constitue aujourd’hui le principal espoir économique du pays (Santa Cruz est devenue la locomotive du progrès bolivien). L’Amazonie et le Pantanal (la plus grande réserve de faune et de flore du monde) se trouvent là.
ECONOMIE

L’histoire de la Bolivie a trop souvent été liée à celle des mines en commençant par Potosi.
La Paz a cédé sa place en tant que capitale économique à la très prospère ville de Santa Cruz qui s’est développée au rythme de 15% par an depuis les années 1970 grâce à l’agriculture, au gaz naturel et de plus en plus à l’industrie légère et aux services.

Un évènement récent (1996) laisse penser à un retour de balancier définitif : la signature d’un contrat entre le Brésil et la Bolivie pour la construction de l’un des plus grands projets d’infrastructure du continent : le gazoduc Santa Cruz – Sao Paulo. La Bolivie deviendra le premier fournisseur de gaz naturel du Brésil.
La Bolivie devrait aussi progressivement s’intégrer progressivement au Mercosud (le marché commun du sud).

 


ENVIRONNEMENT

 

La végétation est l’une des richesses les plus fascinantes de la Bolivie, fleurs des vallées, orchidées du parc Amboro, sans oublier les cactus géants des îles du Salar et les plantes carnivores d’Amazonie.

Il existe actuellement une vingtaine de parcs et de zones protégées. Au total, ces espaces de la biosphère représentent 100 000 Km², soit environ trois fois la superficie de la Belgique. Peu de sites sont gardés et balisés pour les randonneurs. Pour la plupart d’entre eux, il ne faudra pas s’aventurer sans guide, et à la limite, il sera préférable d’y aller avec une agence. Pourtant c’est dans certains de ces parcs que se trouvent les merveilles cachées de la Bolivie. Des orchidées, des condors, des toucans, des plantes venues d’un autre âge, des montagnes de 6 000 m.


SELVA (JUNGLE)

SELVA (JUNGLE)

 

Recommandations  

  • Il y fait toujours chaud. Il est facile de pénétrer dans la jungle seul mais ce n’est pas recommandé.
  • Ne jamais s’appuyer, s’asseoir ou mettre la main sans regarder. Des insectes se dissimulent dans les creux telle la fourmi guerrière (2cm de long et ½ jour de fièvre intense). Ne pas écraser les araignées, elles projettent alors des poils urticants.
  • Beaucoup d’animaux : tapirs, pumas, biches, rats, serpents (anaconda), singes, paresseux, crocodiles, piranhas. Ils sont peu visibles. On entend partout les oiseaux (toucan), les papillons sont nombreux et magnifiques.

Malgré tous ces avertissements, ne ratez pas la jungle : il y a autant d’espèces animales en Amazonie que sur le reste du globe, et on n’a pas fini de les recenser.

Les habitants

Vous rencontrez des indiens groupés en petits villages mobiles autour d’une école qui alphabétise enfants et adultes. L’espagnol est devenu obligatoire en plus de la langue locale. Les maisons sont sur pilotis à cause des bestioles. Deux ou trois familles vivent ensemble. Chacun à son hamac. Dans les montagnes, on croit que les objets ont une âme : la maison meurt avec son maître, on l’enterre dessous et on construit une nouvelle habitation plus loin.

Comment y aller ?

En Bolivie, essayez le parque National Madidi en partant de Rurrenarque, Riberalta à partir de Trinidad et le Pantanal à partir de Santa Cruz. Madidi a été classé récemment par la National Geographic comme le parc le plus beau de l’Amazonie.

Le matériel
Prévoir des vêtements de rechange longs et chauds, crème solaire très protectrice, une lampe électrique, lunettes de soleil, chapeau, cape de pluies, bottes en caoutchouc (à acheter sur place), gourde et pastilles purificatrices, appareil photo emballé dans un sac plastique.
PRINCIPAUX SITES

La façon qui vous permettra le mieux de vous acclimater à l’altitude est de visiter la Bolivie selon un itinéraire plaine-vallées-Andes.

Il faut commencer l’itinéraire à Santa Cruz et le finir à La Paz (90% des vols internationaux arrive à Santa Cruz et Santa Cruz est à 500 m d’altitude contre 3000 m à La Paz)
Les points forts de la Bolivie : Salar d’Uzuni, Sucre, La Paz et Rurrenabaque.
Voir l’itinéraire proposé par le guide du routard (page 432)
Utiliser les avions de LAB, d’Aerosur et de TAM.


CLIMAT

La Bolivie possède tellement de climats et de microclimats que l’on peut sans hésiter s’y rendre toute l’année.

La saison humide, de novembre à mars, apporte une chaleur forte et étouffante dans les plaines et le bassin amazonien. Il est difficile de prévoir un type d’habillement. Préparez vous à tout type de situation : du maillot de bain…à la doudoune. En général, les routards s’habillent léger et achètent sur place le complément, les vêtements en laine étant courants et bon marché.


DECALAGE HORAIRE AVEC LA France

Pendant l’hiver européen, il y a 6 h de plus à Paris qu’au Chili ; pendant l’été, 7 h de décalage.


ARGENT-BANQUE-CHANGE

Il est possible de changer dans les maisons de change (casas de cambio). A la frontière et à l’aéroport, ne changer qu’une petite somme, taux bien plus intéressant au centre-ville de La Paz.

La monnaie nationale : « le boliviano » (on dit « bolo » ou « boli »)
1 US$ = 7,7 boli

L’euro commence à être un peu mieux connu mais il vaut mieux conserver ses dollars. Le dollar est accepté au taux du jour dans un grand nombre d’hôtels, restaurants, marchés artisanaux et magasins. En revanche, il n’est pas accepté dans les stations-service, les marchés officiels et pour les petites dépenses.

Emportez des dollars en bon état, les billets trop froissés ne seront pas acceptés.

La carte bleue est souvent acceptée dans les restaurants et magasins des grandes villes. Les distributeurs automatiques acceptent les cartes Visa. Renseignez vous auprès de votre banque, la commission de retrait peut être importante.

Les cheques voyages se changent dans les maisons de change et non dans les banques. Dès que  l’on quitte les grandes villes, le change n’est pas très facile et la commission est assez élevée.

En cas de besoin urgent d’argent liquide, vous pouvez être dépanné en quelques minutes grâce au système Western Union Money Transfer


MEILLEUR MOYEN POUR SE DEPLACER

Location de voiture

Il est possible maintenant de louer une voiture et de faire de longs trajets en Bolivie.
Permis de conduire international exigé.
Le choix d’un véhicule tout terrain est indispensable étant donné le réseau routier asphalté limité (environ 1000 Km). Prévoir une CB visa pour la caution.
Il faut éviter de se rendre au Salar et au Sud Lipez sans un chauffeur expérimenté (on se perd très vite dans le désert…).
Certaines agences permettent de louer un véhicule à  La Paz et le rendre à Santa Cruz par exemple, moyennant une surcharge.

Nos trajets conseillés en voiture :

  • La Paz / Copacabana : attention au passage du détroit de Tiquina qui se fait en barque (fermeture à 17h)
  • La Paz / Tiwanaku : bonne route jusqu’à la frontière avec le Pérou
  • La Paz / parc national Sajama : extraordinaire parcours sur l’Altiplano et le parc Sajama (on peut visiter le parc en voiture)
  • Cochabamba / Valle Alto : pour visiter les villages de Punata, Tarata et Arani
  • Santa Cruz / Samaipata : sur les traces du « Che » et dans les régions splendides du parc Amboro
  • Santa Cruz / San Javier : pour relier en 3h les missions jésuites. Passage du Rio Grande sur un pont ferrovière extra !
  • Sucre / Potosi (trajet de 3h) : peut être la route en meilleur état.
Bus

Etat des bus et confort très relatifs et différents selon les compagnies.
Pendant la saison des pluies, certaines liaisons sont interrompues à cause des inondations.
Pour la route de nuit, conserver son duvet et s’en servir comme couverture. Prenez les bus-cama.
Les bus entre les grandes villes sont des Pullman, tout ce qu’il y a de plus confortable et de plus sûr.
Pour les longs trajets, s’assurer qu’il y a bien deux chauffeurs. Sur certaines compagnies, il arrive qu’ils enchaînent 20h consécutives.

Avions

Bon marché et bien pratiques lorsqu’on a un programme serré (bus très long – exemple Sucre/Cochabamba : 10-12h de bus et 1 h en avion).
Reconfirmer les vols plutot deux fois qu’une. Arriver de bonne heure dans les aéroports.

Trains

Très lents, très encombrés souvent vétustes et de plus en plus rares.
Les réservations pour les trains et bus se font plusieurs jours à l’avance. Arriver une à deux heures avant l’ouverture du guichet.


CONDITIONS SANITAIRES 

CONDITIONS SANITAIRES 

 

Paludisme

Il est présent au Pérou et en Bolivie, mais il n’y a pas de risque de transmission au-dessus de 2000 m, ni dans les grandes villes, ni pendant la journée. En revanche, si vous descendez en Amazonie, la prévention devient impérative :

  • Dès le coucher du soleil, porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle.
  • Vous pouvez acheter dans les pays traversés des serpentins anti-moustiques. Ils sont assez efficaces (marque Baygon) pour pouvoir dormir tranquille.
  • Dormir sous moustiquaire : la plupart des hôtels situés dans la zone de risque en sont munis mais vu leur état il faut se munir d’un stock d’épingles à nourrice ou de pince à linge pour reboucher les trous (voir site www.sante-voyages.com pour commander en ligne tout le matériel).
  • Médicaments antipaludiques préventifs : la sécurité maximale est théoriquement assurée par la méfloquine (Lariam). 1 comprimé 10 jours avant le départ, 1  par semaine pendant toute la durée du séjour ainsi que pendant les 3 semaines qui suivent le retour ou bien le Malarone, 1 comprimé par jour de la veille du départ à 7 jours après le retour.


SECURITE 

SECURITE 

 

Excursions

La Bolivie est un pays très prisé par les amateurs de grands espaces. C’est justement parce qu’il est très facile de s’isoler dans des étendues infinies ou des forêts vierges qu’il faut être doublement prudent, car les secours en cas de pépin sont rares. La première recommandation est simple :il  ne faut pas partir seul. Faites appel aux servies d’une agence de tourisme. Si vous partez dans le Salar, le sud Lipez ou des endroits trop reculés, vérifiez au préalable que l’agence est munie d’une radio.

Les trekkings des chemins des incas et la pratique de l’andinisme nécessitent un minimum d’expérience.

Arnaque

Les lieux où il faut doubler de vigilance : Copacabana, la frontière Bolivie-Pérou, les terminaux de bus et les gares.
Les routards qui ne sont pas habitués à voyager en Amérique Latine éviteront de s’aventurer dans les villages où règne « la fièvre de l’or » : Tipuani, Mapiri.


BOISSON

Les Boliviens prennent une boisson chaude, sucrée et épaisse à base de maïs violet, de cannelle et clou de girofle pour le petit déjeuner. Ca s’appelle « api ».

Des eaux minérales sont disponibles pratiquement dans chaque ville. La marque Viscachani, surtout la version gazeuse est assez réputée pour son goût et ses propriétés digestives.

La « chicha » (boisson alcoolisée à base de maïs) bolivienne est meilleure que la péruvienne et la meilleure se trouve à Punata (feria tous les mardis).

Pour les vins, il faut se rendre dans la région de Tarija. Nos vins favoris sont « Concepcion »
Et « Kohlberg ».


CUISINE

La cuisine bolivienne est très variée et souvent relevé : on trouve des piments dans la plupart des recettes. Les restaurants sont en général bon marché (prix moyen : 2 $ à 5 $).

Les pommes de terre sont omniprésentes, plus de 300 variétés en Bolivie. Elles sont cultivées depuis 6 000 av JC (Parmentier l’introduisit en France au XVIII siècle).
Toutes les soupes sont excellentes et pas chères.

A midi dans les restaurants, il faut prendre un déjeuner familial appelé «  almuerzo », affiché à l’entrée. Pas cher et complet (entrée, soupe, plat et parfois dessert).
Les desserts ne sont pas le fort du pays, vous en profiterez pour goûter aux délicieux fruits : mangues, oranges, papayes…


HOTEL

Pour avoir une chambre avec un lit double, il faut demander un « matrimonial » parce que une « habitacion doble » implique le plus souvent des lits jumeaux.

Prix moyen d’une chambre : 9 $ à 25 $
 Les pensions  (ou residenciales) sont intéressantes car elles offrent des prix réduits quand on y séjourne plusieurs jours.
Il existe de plus en plus d’hôtels de charme à prix tout à fait raisonnables. Ces hôtels de la catégorie « prix moyen » présentent l’avantage d’allier un certain confort, une décoration originale, un engagement du propriétaire dans la qualité de l’accueil et souvent un emplacement central.


ACHAT

ACHAT

 

La Bolivie possède un patrimoine culturel très riche. Souvent les artisans du pays font honneur à cet esprit de créativité. Vous trouverez dans la rue Sagarnaga à La Paz et dans les boutiques de Santa Cruz un échantillon de ce qui se fait le mieux dans le pays.

Le marchandage se pratique sur les marchés. Les tarifs boliviens (qualité prix) restent parmi les meilleurs d’Amérique Latine.

Les artisans vous proposeront des tissus, bonnets, beaux pulls, bijoux en argent (La Paz), chapeau melon, masques, figurines en céramique, instruments de musique et musique.

La laine est filée manuellement et les métiers à tisser, d’une simplicité biblique, n’ont guère été modifiés au fil des siècles. Les plus beaux tissus du pays sont ceux de Chuquisaca et du nord de Potosi, dont Tarabuco et Potolo sont les noms les plus représentatifs.

Le marché de Punata est le plus beau. Il occupe toute une ville de près de 10 000 habitants. A l’image est des souks marocains, chaque place ou quartier possède une spécialité (piments, chapeaux…). Il se tient tous les mardis.


CROYANCES

La Bolivie reste un pays identifié à ses traditions millénaires. La plus forte ancrée dans l’esprit des paysans concerne la Terre Mère ou Pachamama, qui représente la fécondité et la source des biens matériels. Elle fait l’objet de l’adoration des Indiens qui la considère comme un être vivant. La Pachamama est présente dans la vie des Boliviens tout au long de l’année. C’est ainsi que le 23 janvier tous les Boliviens achètent des petites mignatures, répliques de nourritures et biens matériels, qu’ils portent à l’église pour les faire bénir. En Février, lors du carnaval, c’est l’occasion de remercier la Terre Mère pour les biens qu’on possède sur cette terre.

Le Christianisme est, par essence, contraire aux religions indiennes. Il prêche l’hégémonie de l’homme sur les éléments naturels. Seul dieu est au dessus. En revanche, les indiens adorent le soleil, la lune, la terre…Dans ces régions, l’homme subit les sècheresses, des tremblements de terre, des inondations devant lesquels il est démuni. Il est difficile de croire à ce Dieu tout puissant des Espagnols, incapable de dominer la nature.


SITES INTERNET A VOIR

www.bolivia.com (en espagnol)
www.bolivie.ifrance.com/bolivie (site perso avec photos + carnets de route en français)

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